Le cercle des poètes disparus
Duo avec Ber... 12/06/06
Le site est mort croulant un soir de pleine lune
Sur une page blanche où s'indique l'erreur ...
Nous attend plus loin sur cet îlot de fortune
Un port d'attache msn mais sans nos c½urs.
Aux travers des meurtrières importunes
Qui d'un trait sanglant déclenche notre terreur,
Aucun autre choix, pas d'échappatoire aucune,
Et soudain, un cri s'échappe : « Aux meurtres ! Horreur !! »
L'hystérie nous emporte sur les lieux du crime
Vers des traces d'encre complètement exsangues
A l'heure où nos plumes à terre se déciment
Sous le tir acéré de ces mauvaises langues.
Entre les murs d'un palais où primait la rime
Demeurent à présent les chiens démagogues,
Qui flairent et aboient sur les corps des victimes,
D'une voix de rage emplie de lourde morgue...
Le temps un brin frileux au dessus de ces ruines
Couvrant le départ de l'âme poète en fuite
Au nez de ces bêtes recrache quelques bruines
Dans l'espoir de naître là... où s'écrit la suite.
Et d'un tour de magie disparaît notre spleen
Car – Ô miracle ! – notre foi éconduite
Retrouve soudain une ambiance si câline
Un lieu – Où la liberté n'est plus interdite...
Quelle joie de retrouver nos instincts cueilleurs
Aux traces du courant affranchissant les maux
Quand la poésie offre ses poussières d'ailleurs
Sur la terre conquise par l'âm'our des mots.




