La côte de Jade...

La côte de Jade...


La côte de Jade
A nos vacances de "rêve"...

Le souffle du départ sonnait le branle bas
Sur nos c½urs à l'heure déjà tout excités
Découvrant la côte de jade en contre bas
Et ses émeraudes serties aux flots bleutés.

Les hurlements de joie mêlés à l'air iodé
Poursuivaient la course légère des mouettes
Tournoyant à nos pieds sur un ton accordé
Par ces instants figés sous le regard poète.

De gros coquillages dispersés sur le sol
Renfermaient les appels de bateaux oubliés
Sans leurs trésors nichés autour des parasols
Se retrouvant bientôt dans les mains d'écolier.

Tant de rêves bâtis en beaux châteaux de sable
Avec ses hautes tours, ses remparts éphémères
Où chaque pont levis s'ouvrait comme une fable
Abritant les secrets écumés par la mer.

Et puis, le soir venu, face au soleil couchant
Appréciant ces couleurs rosies sur l'horizon
S'offraient ces dunes nées d'un décor attachant
Quand la nature bat dans le c½ur sans raison.

Le temps n'avait alors plus aucune importance
Délivrant sa magie sur nos esprits indiens
De corps à corps joueurs empruntés à l'enfance
Et, ce droit au bonheur malgré le quotidien.

Myriam - 21/07/06
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# Posté le mercredi 26 juillet 2006 09:22

Modifié le mercredi 26 juillet 2006 13:20

Ce n'est qu'une main...

Ce n'est qu'une main...


Ce n'est qu'une main
A Olivier Malaval...

Cette main cultive le doux secret des mots
Au c½ur de ces pages où s'entrouve la rose
Ses jolis pétales soulèvent tous les maux
En nos âmes cueillies par l'instant qu'il arrose.

Le regard s'imprègne de toutes ses nuances
De ces cris silencieux qui abaissent le ton
A ces râles d'envie sur la courbe des hanches
Connaissant la femme des pieds jusqu'aux tétons.

Du bout des doigts s'écrit la danse des chimères
Désirs fous gravitant autour de l'éphèmère
Quand son rêve amant nous délivre l'univers.

Quelques pas résonnant sur le plancher des Dieux
De lignes offertes sans l'once d'un adieu
Puisque le retour naît au souffle de ses vers.

Myriam - 20/06/06

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 09:19

Modifié le lundi 06 novembre 2006 15:19

En rosée de larmes...

En rosée de larmes...

En rosée de larmes
A ces perles du printemps...

Allongée sur l'herbe,
Parmi les fleurs,
Mille gerbes,
Effleurent.
Lui.

Le grain de ma peau,
Caresse à corps,
Au tempo,
D'encore,
Nuit.

Mon regard se perd,
Au fil des rêves,
Sans repère,
Ni trêve,
Fuit.

Les maux dans le dos,
Soufflent au vent,
Crescendo,
L'avant,
Puis.

Quelques gazouillis,
Gouttes infimes,
Du fouillis,
Intime,
Suit.

Le fond du ciel bleu,
Sans ecchymoses,
D'éclairs bleus,
moroses,
Bruit.

Le chant d'oisillons,
Battement d'cils,
Papillon,
Gracile,
Luit,

En rosée de larmes.

Myriam - 18/06/06
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# Posté le mercredi 26 juillet 2006 09:17

Modifié le mercredi 18 octobre 2006 05:11

L'insctinct d'une mère...

L'insctinct d'une mère...
A mes fils...

Parfois, le destin nous joue des tours, et d'un revers de main, il écoule son encre à travers ses lignes imparfaites, entraînant nos désirs dans une spirale infernale où chaque lettre écrite à la chaud, scelle notre histoire ...

Nos mains accrochées à une corde, glisse alors entre nos doigts, laissant nos corps suspendus dans le vide sur une pente raide.. là, deux choix s'offrent à nous... soit l'instinct de survie prend le dessus, en rassemblant ses dernières forces quitte à crier au vent sans être entendus... soit l'esprit résigné se laisse tomber dans les bras du néant, manipulé comme une pauvre poupée de chiffon.

Ce matin là, le temps était pourtant au beau fixe mais, quelques minutes plus tard, j'allais devoir lutter contre une tempête déferlante... une tempête qui allait tout détruire sur son passage, mettant à terre tous mes espoirs.

Face à certains mots acérés, violents, les traits de mon visage se décomposaient et je ravalais mes larmes ... mes pieds et mains liés par un seul argument... un argument d'apparence inébranlable m'obligeant à regarder l'avenir de mes enfants sur un écran, en simple spectatrice... un film noir mettant en scène la séparation arbitraire de deux frères pour soit disant leur bien.

Mon instinct de maman me dictait totalement le contraire... et même si je devais capituler devant ma défaite annoncée, je ne m'avouais pas encore vaincue, et rien ni personne n'allait entraver ma marche vers la revanche.

Je prenais donc les armes une nouvelle fois, prête à recevoir les coups ... toutes ces phrases assassines portées en pleine figure mais que je digérais rapidement afin de ressortir la hargne qui avait pris possession de mon être, retenue par ces regains de lucidité qui animait mon discours.

Mon c½ur profondément blessé, enlevait chacune de ces épines plantées dans la poitrine, déterminé à aller jusqu'au bout, en revendiquant ses droits... le doigt pointé en avant, vers cette injustice avérée, essuyant sur mon front, ce rejet de la différence... car la réalité des faits se trouvait là, dévoilée par ces langues déliées, acculées dans une impasse, victimes de leur propre intolérance.

Sur le champ de bataille, mon corps se relevait doucement, sentant encore l'odeur de cette poudre à canon amère éparpillée sur le sol mouillé... quelques flaques d'eau les renvoyaient maintenant à leur reflet, mirés dans cette conscience boiteuse. Et, dans un dernier sursaut, tentaient en vain d'atteindre mon âme, en plombant un sentiment de culpabilité dans leurs filets venimeux... pour ne récolter finalement que mon intime conviction, élevée sur la dune de la victoire.

Myriam - 15/06/06
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# Posté le mercredi 26 juillet 2006 09:11

Le cercle des poètes disparus...

Le cercle des poètes disparus...

Le cercle des poètes disparus
Duo avec Ber... 12/06/06

Le site est mort croulant un soir de pleine lune
Sur une page blanche où s'indique l'erreur ...
Nous attend plus loin sur cet îlot de fortune
Un port d'attache msn mais sans nos c½urs.

Aux travers des meurtrières importunes
Qui d'un trait sanglant déclenche notre terreur,
Aucun autre choix, pas d'échappatoire aucune,
Et soudain, un cri s'échappe : « Aux meurtres ! Horreur !! »

L'hystérie nous emporte sur les lieux du crime
Vers des traces d'encre complètement exsangues
A l'heure où nos plumes à terre se déciment
Sous le tir acéré de ces mauvaises langues.

Entre les murs d'un palais où primait la rime
Demeurent à présent les chiens démagogues,
Qui flairent et aboient sur les corps des victimes,
D'une voix de rage emplie de lourde morgue...

Le temps un brin frileux au dessus de ces ruines
Couvrant le départ de l'âme poète en fuite
Au nez de ces bêtes recrache quelques bruines
Dans l'espoir de naître là... où s'écrit la suite.

Et d'un tour de magie disparaît notre spleen
Car – Ô miracle ! – notre foi éconduite
Retrouve soudain une ambiance si câline
Un lieu – Où la liberté n'est plus interdite...

Quelle joie de retrouver nos instincts cueilleurs
Aux traces du courant affranchissant les maux
Quand la poésie offre ses poussières d'ailleurs
Sur la terre conquise par l'âm'our des mots.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 09:08

Modifié le mardi 07 novembre 2006 10:04