Paris... sous un autre jour...

Paris... sous un autre jour...
Paris... sous un autre jour

A mon fils Lucas

Mon regard retrouvait cet horizon d'asphalte
Sous un lampadaire arquant la sueur matinale
Ses vieux rhumatismes relâchés dans la halte
Escortaient les trottoirs morts de la capitale.

Le poing se resserrait contre l'élan du c½ur
Sortant mes tripes à l'heure du rendez vous
Face aux mots poignards attablés en crève c½ur
Flottait ce destin fard sous sa gueule de loup.

Mes questions se jetaient sur le mur de l'étrange
Retombant aux tempes argentées d'hypothèses
Où les frontières bordaient les attraits de l'ange
Au nez d'une enfance cloîtrée dans son malaise.

Son corps pelotonné sous cape des regards
Courbait la méfiance du dos de sa coquille
Se réfugiant au sein de mes tendres remparts
Qui franchissaient le pas vers son cri en resquille.

L'entretien se passait dans le froid monocorde
Encaissant tous les coups sans élever la voix
Mais sa main me ramenait à ces bouts de corde
Tendus par son ventre nouant le porte-voix.

L'espoir se faufilait dans les couloirs austères
Découvrant ces allées remplies de subsistance
Au pied de l'hôpital, fleurissaient les parterres
De pensées mutines poussant sans différence.

Myriam - 15/09/06
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# Posté le vendredi 15 septembre 2006 10:33

Modifié le lundi 06 novembre 2006 15:30

Soeurs siamoises...

Soeurs siamoises...
S½urs siamoises

Dans la peau d'une amie...

J'ai coupé les roses blanches de mon jardin
Au pied d'un arbuste vigoureux qui s'élève...
Cueillant mes sentiments attendris pour demain
Quand ton aura nourrit mon âme de sa sève.

Les mots me désarment quand un regard suffit
A lire mon reflet dans tes yeux qui le croise...
Et les larmes s'avouent sur mes bords déconfits
Dévoilant l'émotion vers ton ombre siamoise.

Au bout des souvenirs frôlant l'air provincial
S'inscrivent les pages de l'histoire filiale
Où les clichés captent encore ce bonheur.

Mon coeur s'incline face à ses envies corsaires
Allumant les bougies de ton anniversaire
Pour accoster enfin dans les bras de ma soeur.

Myriam - 7/09/06

# Posté le jeudi 07 septembre 2006 09:19

Modifié le jeudi 07 septembre 2006 09:46

Autour de la table...

Autour de la table...
Autour de la table

A mes enfants...

Mes volets s'étiraient dans le froid cotonneux
Du jour aveuglé par la brume en palissades...
L'horizon abaissait son drap comme un aveu
Embuant mon regard de son crachin maussade.

Mon esprit engourdi s'attardait dans son lit
Profitant d'un matin troublé par le silence
Où les heures bordaient mes envies ramollies
Au pied d'un escalier crissant sous l'indolence.

Mon ventre se tordait rattrapé par la faim
Et, l'odeur du pain chaud me conduisait enfin
Autour de la table dressée pour ma présence.

Le coeur se remplissait de ses élans d'amour
Comblant leur absence par l'espoir du retour
De ces piaillements débordant de pétulance.

Myriam - 30/08/06
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# Posté le mercredi 30 août 2006 14:08

Modifié le lundi 06 novembre 2006 10:26

Quand les mots d'amour s'échouent...

Quand les mots d'amour s'échouent...


Quand les mots d'amour s'échouent...

A ces mots indécis...

Mon encre s'écoule sur des flots maladroits
Débordant le geste de ma main inconsciente...
Les rouleaux de fil blanc s'émoussent à l'endroit
D'un brouillon souillé par l'écume balbutiante.

Les mots se dérobent sous leurs pieds névrosés
Glissant entre les doigts de ma nuit somnambule
Quand mes pensées guettent ces gouttes de rosée
Au bout d'une émotion confinée dans sa bulle.

Ma plume poète rejoint son port d'attache
Écopant les lignes à la hauteur des taches
Où l'image s'oublie au fond de l'anathème.

Mon discours se saborde au large de la rime
Hissant la grand voile sur mon coeur qui s'arrime
A ton trois mat conquis en salve de « je t'aime ».

Myriam - 27/08/06

# Posté le lundi 28 août 2006 17:08

Modifié le mardi 29 août 2006 07:51

La grange aux livres...

La grange aux livres...


La grange aux livres

A cet échange unique...

La rosée s'éveille dans les bras singuliers
Du petit jour levé sous un ciel qu'il dispense
Le salon du livre ouvrant ses pages reliées
S'habille du plaisir des mots en récompense.

Il se range peu fier sur l'étale d'un stand
Arborant un passé en ses lignes vieillies
Sur sa couverture se trace les légendes
De ces mains enlaçant la trouvaille cueillie.

Mon corps s'enfonce là au fond de son fauteuil
Et ma peur se replie dans la sueur de l'aveu
De frissons hérissés par le froid qui m'effeuille
Mordillant l'embout de mon stylo plume bleu.

Quelques curieux suivant des yeux ma pyramide
Détaillent l'ouvrage du bout de leur regard
Dans ma bouche ressort ses envolées timides
Échouant sur le mur d'un retour sans égards.

Mon visage souriant malgré son désarroi
Balayant les morceaux de ses rêves en cendres
Déchire dans son c½ur nu l'étendard du roi
Puisque l'histoire perd quand l'âme doit se vendre.

Mais ma voix s'endurcit retrouvant sa confiance
Sur les bords de l'envie vers ces mots plus loquaces
Où les doutes s'enfuient ranimant mes croyances
Quand l'auditoire étreint mon humble dédicace.

Myriam - 25/08/06

# Posté le lundi 28 août 2006 17:04

Modifié le lundi 06 novembre 2006 10:29