Aux portes du souffle
A la réalité parfois pesante...
Lorsque ma douleur redevient trop forte,
Les mots tus, crèvent dans la parenthèse,
Tous ces hauts de c½ur réduisant l'aorte,
Croisent le glaive pour fuir à l'Anglaise...
Je brandis pourtant mon dernier joker,
Mais la poésie s'endort sous morphine,
Quand le palpitant surprend les enfers,
De cette amnésie qui déjà s'obstine...
La vie s'impose comme une évidence,
Sous le jeu marqué de sa ponctuation,
Ma main mi-close soutient la potence,
De vers piquetés rongeant l'illusion...
Je gonfle le dos en attendant l'heure,
Où mes stigmates éteindront le vice,
De l'âme en défaut trouant sa valeur,
Contre les strates voûtées de l'abysse...
Les mois dépassent ma ligne de fond,
Empiétant sur l'or d'un chemin brûlé,
J'essuie ma crasse calfatée au plomb,
Baissant les stores nus de ma pensée...
L'instant décolle mon oeil du sublime,
Quand l'ordinaire frileux, s'emmitoufle,
Je fouille le sol profond de mon crime,
Fixant la chimère aux portes du souffle.
Myriam- 21/08/08
